À Blois, 600 manifestants dans la rue contre la vie chère : un nouveau rendez-vous fixé au 5 novembre

Ce samedi 31 octobre, environ 600 personnes selon la police, et davantage selon les syndicats, ont défilé dans les rues de Blois pour dénoncer la vie chère et réclamer plus de moyens pour les services publics. Cette troisième mobilisation consécutive s’est déroulée dans une ambiance calme et bon enfant, avec des Gilets jaunes, des lycéens, des syndicats et de nombreux citoyens.

Par Nawel Thabet / Medianawplus

Une troisième mobilisation consécutive contre la vie chère s’est déroulée ce samedi 31 octobre dans les rues de Blois, comme dans plusieurs villes de France. La mobilisation a été plus importante que celle de samedi dernier, alors qu’une majorité de manifestants et de représentants syndicaux avaient fait le déplacement à Orléans pour protester contre le Rassemblement national.
Un cortège dans le calme 
Sous un soleil radieux et dans une ambiance bon enfant, près de 600 personnes ont défilé dans les rues de Blois pour réclamer davantage de pouvoir d’achat et de moyens pour les services publics. Gilets jaunes, lycéens, syndicats et simples citoyens étaient réunis pour cet troisième acte de mobilisation sociale, marqué par des revendications autour de la vie chère, de l’éducation nationale et des inégalités.
Certains manifestants, déguisés à l’occasion d’Halloween, ont rejoint le cortège parti de la place de la République. Celui-ci s’est dirigé vers le centre-ville, puis le pont Jacques-Gabriel, avant un sit-in avenue Wilson. Les participants se sont ensuite retrouvés au port de la Creusille pour une assemblée avant de reprendre la direction de la préfecture.
Au port de la Creusille, un appel à s’organiser collectivement
Au port de la Creusille, la parole a été donnée aux participants. Quentin, manifestant, a notamment appelé à mieux s’organiser et à faire converger les revendications.
« On a marché, c’est bien. Défiler dans les rues aussi, mais on n’est pas là pour marcher jusqu’à la préfecture. Non, il faut se réunir et je vous propose une assemblée générale pour réfléchir collectivement », a-t-il lancé.
Befa, gilet jaune de la première heure à Blois, a quant à lui appelé à poursuivre la mobilisation : « Il faut être dans la rue le 5 novembre pour faire comprendre au gouvernement qu’on est la puissance et que c’est nous qui les payons. »
Parmi les préoccupations exprimées : la colère, la peur de l’avenir, le pouvoir d’achat et le manque de moyens dans l’Éducation nationale.
« On se demande comment faire pour manger, se chauffer, se loger »
Venus, manifestante présente dans le cortège, a exprimé son inquiétude face aux difficultés du quotidien. « Je vis dans un monde où j’ai constamment peur, je survis totalement, on se demande comment faire pour manger, se chauffer, se nourrir, se loger. Il y a beaucoup d’injustice et de colère envers le capitalisme, le patriarcat, le colonialisme et encore et encore. », a-t-elle lancé.
Julie a expliqué être venue en hommage à une ancienne lycéenne du lycée Camille-Claudel, disparue en mai dernier. « Elle n’est plus là, mais elle était présente dans toutes les manifestations écologistes et sociales », a-t-elle expliqué.
Des pancartes pour dénoncer les choix politiques et les inégalités
Dans le cortège, Pierre, surnommé le « maître des pancartes », déambulait avec un support sur lequel étaient accrochées plus de 25 pancartes, mises à la disposition des manifestants.
Il a notamment dénoncé le projet de loi relatif aux casseurs : « Ce n’est pas nous qui avons cassé les services publics de la France, à commencer par le système de santé et aussi la filière Alstom. C’est le libéralisme de Macron. »
Les pancartes aperçues dans le cortège témoignaient de la diversité des revendications : « Quand tout sera privé, on sera privés de tout », « La démocratie, ce n’est pas deux jours tous les cinq ans », « Guerre sociale contre les enfants ? Réquisition du pays ! », « Marianne, ma sœur Marianne, ne vois-tu rien venir ? », « Le tiers état est dans la rue, il demande l’égalité » ou encore « Le fascisme est un délit, pas une opinion » et « Nos assiettes se vident, notre patience aussi ».
Des slogans contre la vie chère
Les slogans ont également rythmé le défilé : « Nous, on veut la grève générale », « Solidarité avec les lycéens » ou encore « On est là, même si Macron ne veut pas, nous, on est là ».
En fin de rassemblement, les lycéens ont appelé à un rendez-vous déguisé devant la préfecture, vers 20 h 30,à l’occasion d’haloween en invitant l’ensemble des participants à les rejoindre.
La prochaine mobilisation est annoncée pour le jeudi 5 novembre prochain à 14 heures devant la préfecture.