À Blois, une centaine de manifestants, entre jeunes et Gilets jaunes, dans la rue pour le quatrième acte contre la vie chère

Une petite centaine de manifestants, selon la police, ont défilé dans les rues de Blois ce samedi 7 novembre 2026, à l’occasion du quatrième acte de la mobilisation contre la vie chère. Une manifestation non déclarée auprès de la préfecture, qui a réuni moins de monde que la grève interprofessionnelle de jeudi dernier, marquée par une mobilisation estimée entre 2 800 et 3 000 personnes, selon les chiffres communiqués par la police et les syndicats.

Par Nawel Thabet / Medianawplus 

Dans le cortège, des Gilets jaunes, des étudiants, des lycéens, des retraités et des familles ont répondu à l’appel. Malgré une mobilisation plus réduite, les manifestants ont voulu maintenir leur présence dans la rue et faire entendre leurs revendications autour du pouvoir d’achat, du prix des carburants et des conditions de vie.

« Le pouvoir d’achat, c’est maintenant »
Pour Dominique, Gilet jaune, la présence des jeunes dans le cortège est un signe encourageant. « On est là, on salue la présence des jeunes à nos côtés. Nos jeunes sont conscients, politisés, bien informés. Ça fait plaisir de les voir comme ça dans la rue pour réclamer plus de moyens », a-t-il déclaré.

Il souligne également la diversité des participants : « Il y a de tout bord dans la manifestation, des retraités, des jeunes étudiants, des lycéens, et aussi des enfants avec leurs parents. » Selon lui, une cinquantaine de Gilets jaunes et autant d’autres manifestants ont participé au rassemblement.

Didier, lui aussi Gilet jaune, résume les raisons de sa présence : « Le pouvoir d’achat, l’essence, la retraite pour ceux qui vont y être. Dès que je vois un Gilet jaune, je fonce… »

Nathalie, elle aussi Gilet jaune, insiste sur la nécessité de faire entendre les revendications de toutes les catégories de la population, notamment celles des étudiants.

« On est là déjà avec les étudiants, parce que c’est inadmissible ce qui se passe avec eux. Après, on est là pour tout le pouvoir d’achat, ce qui est l’essence, le manger. On est dans le mouvement social », explique-t-elle. Elle estime que les jeunes, les étudiants, les retraités, les agriculteurs et les pompiers doivent pouvoir faire entendre leurs difficultés.« Nous, ce qu’on veut, c’est qu’il nous donne des réponses. Ce n’est pas dans six mois, ce n’est pas dans deux ans, c’est maintenant », affirme-t-elle.

Une manifestation non déclarée
Marie, étudiante en première année à l’École de la nature et du paysage de Blois, explique avoir rejoint cette manifestation non déclarée pour défendre les revendications des jeunes.« Ici, on est en manif sauvage à Blois. La manif n’a pas été déclarée, mais on est quand même là. Malheureusement, on est un assez petit nombre, je pense que la manif n’a pas eu assez de communication, mais on est quand même là, on revendique nos droits, on ne lâche rien, c’est le plus important », déclare-t-elle.

Elle évoque également ses inquiétudes concernant l’avenir politique du pays et les échéances à venir.

Les Gilets jaunes dénoncent les privatisations
Dans le cortège, les revendications dépassent la seule question du pouvoir d’achat. Befa, Gilet jaune, dénonce notamment les privatisations successives d’entreprises et de services publics.Il revient sur les ventes de plusieurs entreprises françaises, citant notamment les compagnies pétrolières, La Poste, France Télécom, la SNCF et EDF. « On a tout vendu. Et après, on se demande pourquoi il y a un trou dans la caisse », déplore-t-il.

Pour lui, cette mobilisation doit permettre de remettre en question les choix économiques et politiques qui, selon lui, ont fragilisé le pays.
Un parcours dans Blois
Après un parcours dans plusieurs secteurs de la ville en chansons, de la gare au château, les manifestants ont poursuivi leur mobilisation dans le centre de Blois, avec un retour vers la préfecture.