Déserts médicaux : 21 docteurs juniors arrivent en Loir-et-Cher en novembre, « une bouffée d’oxygène » pour les consultations

Le Loir-et-Cher va accueillir 21 docteurs juniors à partir de novembre 2026. Lors de sa conférence de presse sur le de budget, mercredi 23 septembre, Philippe Gouet, président du Conseil départemental, a présenté cette arrivée comme « une bouffée d’oxygène » pour l’offre de soins. Ces médecins en quatrième année d’internat seront répartis dans les maisons de santé et pôles de santé du département, sous la responsabilité de maîtres de stage formés.

Par Nawel Thabet / Medianawplus 

C’est l’une des annonces santé du président du Conseil départemental. Vingt et un docteurs juniors arriveront en Loir-et-Cher en novembre 2026, dans le cadre de leur quatrième année d’internat.
« Nous allons accueillir en novembre 2026 21 docteurs juniors en Loire-et-Cher dans le cadre de la quatrième année d’internat », annonce Philippe Gouet.
Ces jeunes médecins seront accompagnés par des maîtres de stage ayant suivi une formation spécifique pour pouvoir les accueillir. Le président du Département précise que plusieurs maîtres de stage étaient déjà formés à l’accueil des internes et ont suivi une journée de formation supplémentaire.
Jusqu’à une vingtaine de consultations par jour
Les docteurs juniors pourront recevoir des patients dans des conditions proches de celles d’un médecin exerçant dans le cadre de son activité habituelle.
Selon Philippe Gouet, ils pourront assurer jusqu’à une trentaine  de consultations par jour, avec une moyenne annoncée autour de 20 consultations.
Ils pourront également participer aux services de garde, au Service d’accès aux soins (SAS) et aux permanences de soins.
« J’espère que ça va apporter un peu d’oxygène sur les consultations. 21 docteurs qui arrivent, c’est important », souligne le président du Département.
Une répartition dans les maisons de santé du département
Le Département souhaite désormais organiser leur répartition afin de garantir un maillage territorial.
Les 21 docteurs juniors seront positionnés dans des maisons de santé pluriprofessionnelles et des pôles de santé, en fonction notamment de la présence de maîtres de stage.
« Là où il y a 21 maisons de santé, là où se trouve un maître de stage », explique Philippe Gouet, qui assure vouloir veiller à une répartition équilibrée sur le territoire.
Le président du Département indique par ailleurs que le nombre de maîtres de stage disponibles serait supérieur au nombre de docteurs juniors accueillis.
« Leur dérouler le tapis rouge » pour les faire rester
L’enjeu dépasse leur seule année de formation. Les docteurs juniors seront renouvelés chaque année.
Le Conseil départemental souhaite profiter de cette période pour leur faire découvrir le territoire et les possibilités d’exercice en Loir-et-Cher.
L’Agence d’attractivité du département doit ainsi les accompagner afin de leur faire découvrir les conditions d’exercice localement, avec l’objectif qu’ils puissent, à terme, choisir de s’installer dans le département, en libéral ou comme médecin salarié.
« On essaye de leur dérouler le tapis rouge pour que nos Loir-et-Chériens aient accès à un médecin », résume Philippe Gouet.
Des aides financières pour les maîtres de stage
Le président du Département évoque également des indemnités et primes pouvant atteindre 3 000 à 3500 euros pour les médecins qui entreront dans le dispositif, selon les conditions prévues.
Pour Philippe Gouet, cette arrivée constitue une opportunité dans un département confronté depuis plusieurs années aux difficultés d’accès aux soins.
Une situation médicale qui évolue, selon le Département
Philippe Gouet assure également qu’une évolution positive serait désormais perceptible dans plusieurs professions de santé.
Selon les données du tableau de l’Ordre des médecins citées par le président du Département, 2026 serait la première année où le nombre d’arrivées de médecins dépasserait celui des départs en Loir-et-Cher.
Il évoque également une évolution similaire chez les dentistes, les kinésithérapeutes et les infirmiers.
Le Département poursuit par ailleurs son dispositif « 41 en bonne santé », notamment avec la téléconsultation accompagnée. Le principe repose sur la présence d’une infirmière auprès du patient et d’un médecin à distance, avec une consultation d’une durée comparable à une consultation classique.
Les orthophonistes et les pédopsychiatres restent en difficulté
Le président du Département pointe toutefois plusieurs secteurs toujours sous tension, notamment les orthophonistes et les pédopsychiatres.
Il indique que le Département accompagne plusieurs orthophonistes ainsi que des infirmiers en pratique avancée.
La situation reste particulièrement préoccupante pour la pédopsychiatrie. Philippe Gouet évoque un problème qui dépasse le seul Loir-et-Cher et regrette les changements successifs de ministres de la Santé, qui obligeraient, selon lui, à reprendre régulièrement les démarches engagées au niveau national.
Le département continue donc de chercher des solutions pour renforcer l’offre de soins, alors que l’arrivée des 21 docteurs juniors doit constituer un nouveau renfort dès novembre.