Mort de la fillete de 5 ans à Blois : l’autopsie évoque une intoxication médicamenteuse, l’enquête se poursuit

Deux jours après la découverte du corps sans vie d’une fillette de 5 ans au domicile de son père, à Blois, le parquet apporte de nouveaux éléments sur les circonstances du décès. L’autopsie n’a révélé aucune lésion traumatique sur le corps de l’enfant. Selon les premières constatations, son décès pourrait être lié à une intoxication médicamenteuse, une cause qui doit encore être confirmée par les analyses toxicologiques, a indiqué le parquet de Blois , ce mercredi 23 septembre. 

Par Nawel Thabet / Medianawplus 

Une intoxication médicamenteuse à confirmer. Le parquet de Blois a communiqué ce mercredi 23 septembre de nouveaux éléments concernant la mort de la fillette, retrouvée sans vie lundi 21 septembre au domicile de son père.
L’autopsie pratiquée sur l’enfant n’a pas mis en évidence de lésions traumatiques sur son corps. Selon le procureur de la République, Stéphane Javet, la cause du décès « apparaît être liée à une intoxication médicamenteuse ».
Cette conclusion reste toutefois provisoire. Les analyses toxicologiques diligentées par le parquet doivent encore confirmer la cause exacte du décès.
À ce stade, le parquet indique que « l’hypothèse la plus vraisemblable demeure celle d’un infanticide suivi d’une tentative de suicide ».
La fillette retrouvée morte au domicile de son père lundi
Pour rappel, lundi 21 septembre, la mère de l’enfant avait donné l’alerte après avoir constaté que sa fille n’avait pas été déposée à l’école.
Les forces de l’ordre s’étaient rendues au domicile du père, à Blois. À l’intérieur, les policiers avaient découvert la fillette sans vie ainsi que son père grièvement blessé. Ce dernier avait été hospitalisé dans un état critique et n’a, à ce stade, pas encore pu être entendu par les enquêteurs en raison de son état de santé.
Une enquête judiciaire est menée afin de déterminer précisément les circonstances du décès et le déroulement des faits.
Aucun signalement inquiétant dans le cadre du suivi éducatif
Le parquet apporte également des précisions sur le suivi dont faisait l’objet la famille.
Une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) avait été mise en place dans le contexte d’un conflit parental. Selon le parquet, le suivi de cette mesure « n’a donné lieu à aucun incident particulier ou signalement inquiétant au juge des enfants », notamment concernant d’éventuelles suspicions de violences à l’égard de la fillette.
Le procureur précise également qu’aucune plainte n’avait été déposée par l’un des parents contre l’autre pour des faits de violences concernant l’enfant.
Une résidence principale fixée chez la mère
La situation familiale avait également fait l’objet d’une décision du juge aux affaires familiales de Blois.
Par une décision rendue le 26 août 2025, le juge avait décidé que l’autorité parentale serait exercée conjointement par les deux parents. La résidence principale de la fillette avait été fixée au domicile de sa mère, tandis que le père bénéficiait de droits de visite classiques.
Les parents étaient séparés depuis 2024 et leur relation avait été décrite par le parquet comme marquée par un conflit parental important.
Le parquet indique que le  placement du père en garde à vue interviendra dès que son état de santé le permettra.
Depuis la nuit du drame, les services de la DDPN 41 assurent une garde statique devant sa chambre d’hôpital.
L’enquête se poursuit désormais, notamment avec les résultats des analyses toxicologiques qui doivent permettre de préciser les causes exactes de la mort de l’enfant.