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Conférence de presse d’Emmanuel Macron : tenue unique à l’école , régularisation des médecins étrangers , santé , RN,..voici ce qu’il faut retenir des annonces du président

Ce mardi 16 janvier, depuis la salle des fêtes de l’Élysée, le Chef de l’État Emmanuel Macron a donné une grande conférence de presse diffusée en direct à la télévision à une heure de grande d’écoute à 20h15.Un point de presse qui n’a pas été tenu depuis cinq ans.
Le président de la République était accompagné de son gouvernement marqué par la nomination du nouveau premier ministre Gabriel Attal pour “un réarmement civique” comme cela été évoqué lors des vœux de 2024.

Par Nawel Thabet / Medianawplus

Une semaine après la nomination de Gabriel Attal à la tête du gouvernement, le président de la République Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse qui a duré deux heures et demi.Plusieurs mesures sur un grand nombre de dossier: l’éducation , la santé , le pouvoir d’achat et d’autres .. ont été annoncés.
“Après 6 ans et demi d’action au service des Français, j’ai tenu à vous retrouver en ce moment décisif pour dire au pays d’où nous venons et où nous allons” a précisé le chef de l’État en préambule de sa conférence de presse.
“La France sera plus forte aussi si elle produit davantage. C’est pourquoi nous devons accélérer dans le réarmement académique, scientifique,…technologique, industriel et agricole.”, a martelé Emmanuel Macron.

L’école était le sujet qui a connu plusieurs annonces à la fois:
“La tenue unique (…) sera expérimentée dès cette année dans une centaine d’établissements, tous volontaires. Cette expérimentation sera évaluée méthodiquement et sur la base des résultats, s’ils sont concluants, nous la généraliserons en 2026”, a affirme le chef de l’État.
Pour le Chef de l’État l’uniforme “efface les inégalités entre familles et crée les conditions du respect”.
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Bientôt une restriction sur l’usage des écrans pour les enfants

“Nous engagerons un réarmement civique: chaque génération de Français doit apprendre ce que la République veut dire, le sens profond du respect et de l’engagement, et cela, dès l’enfance. (…) L’instruction civique sera refondée, son volume horaire sera doublé.” a souligné Emmanuel Macron qui veut “réguler l’usage des écrans chez les jeunes enfants”, en indiquant que l’État attend les travaux d’une commission scientifique réunie la semaine dernière sur le sujet pour trancher sur la question du bon usage des écrans.

Avant cela , le président a fait un clin d’œil aux familles concernant la natalité “Notre France sera aussi plus forte par la relance de sa natalité”
Il a évoqué la mise en place d’un nouveau congé de naissance qui viendrait remplacer le congé parental actuel, et qui serait de six mois.
“L’avenir des enfants de la République reste encore par trop déterminé par le nom de famille, l’endroit où l’on est né, le milieu auquel on appartient” affirme le chef de l’État.

Emmanuel Macron a indiqué qu’il va demander “au gouvernement de sortir des codes et des cases, d’envisager des solutions plus radicales pour mettre fin à ce qui alimente le sentiment de déclassement…”,et,également de “supprimer des normes, réduire des délais, ou faciliter encore les embauches.”, juste avant de conclure son point de presse.

« Pas de conflit à avoir » entre le public et le privé à l’école

Le président a mis fin à la polémique de la ministre de l’Éducation Oudéa-Castéra, en affirmant que “l’école privé est complémentaire de l’école publique ..le choix du privé reste un choix individuel qui revient aux parents”, a répondu Emmanuel Macron à une question des journalistes.
« Je pense qu’il n’y a pas de conflit à avoir » entre les établissements publics et privés,« On ne juge pas les gens » sur le choix d’inscrire leurs enfants dans le public ou le privé, « qui est un choix privé », a-t-il estimé. « Les polémiques du moment ne doivent pas nous faire quitter l’axe qui est le nôtre : la réussite de nos enfants et une école forte », a poursuivi le président.

« Pas de règle » pour les ministres mis en examen

Emmanuel Macron est revenu sur les mises en examen de plusieurs ministres, dont Rachida Dati. « Il n’y a pas de règles qui font qu’un ministre mis en examen devrait quitter (le gouvernement) », a-t-il assuré, rappelant que des ministres mis en examen ont été « innocentés » par la suite.
Lors de la campagne présidentielle, en 2017, le président avait pourtant affirmé qu’un ministre mis en examen devrait démissionner. Il a par ailleurs vanté « l’énergie », « le talent » et « la liberté » de Rachida Dati, qui seront « utiles à la Culture ».

Il a rappelé aussi a une autre question sur l’affaire Depardieu qu’il n’a pas attendu l’arrivée de Meetoo pour dénoncer les violences faites aux femmes.
Il a donné des chiffres : 140.000 gendarmes formés sur la violence faites aux femmes.
10.000 places ouvertes pour accueillir les victimes.
Encourager la libre parole des femmes victimes.

La régularisation des médecins étrangers contre les déserts médicaux

Le président de la République a également demandé des « solutions radicales » au problème des déserts médicaux. Cela se fera notamment « en dégageant du temps aux médecins, pour mieux travailler entre médecine de ville et hôpital ». Emmanuel Macron souhaite aussi assumer de « régulariser nombre de médecins étrangers », qui tiennent le système « à bout de bras », et se trouvent dans une situation de « précarité administrative ».

vers la généralisation du service national universel en seconde

Interrogé sur les émeutes de juin dernier, Emmanuel Macron a annoncé que « nous irons vers la généralisation du service national universel en seconde », sans développer davantage. Il a estimé que la réponse à apporter aux émeutes passait notamment par l’accompagnement « de certaines familles », « l’accès au sport et à la culture » ou « la réorganisation du temps scolaire ». « Est-ce que c’est un problème d’immigration ? Non “, a-t-il répondu.

Le RN, « parti de l’appauvrissement collectif » et « du mensonge »

Le président « fera tout » pour empêcher l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen, a-t-il insisté. Il a estimé que, « pour éviter le retour des extrêmes, il faut s’attaquer à ce qui fait voter pour eux », à savoir, selon lui, le chômage de masse, l’immigration clandestine, ainsi qu’ « un sentiment de dépossession ». « Le Rassemblement national, c’est le parti de l’appauvrissement collectif » et « du mensonge », a-t-il par ailleurs accusé, comparant aussi le RN au « parti de la colère facile ».

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